Le Cambodge

Arrivant de Thaïlande, le passage par la frontière terrestre cambodgienne se fait sans difficulté même si nous payons le Visa plus cher que prévu. Une fois la frontière passée, on se rend vite compte que le Cambodge n’a rien à voir avec  son voisin, du moins sur le plan économique. Le Cambodge est extrêmement pauvre et cela se ressent dès le passage de la frontière. Les routes sont très mauvaises, les gens se lavent dans les rivières et vivent dans des villages qui bordent la route. Nous ne sommes pas du tout à l’aise dans cet environnement mais découvrons la triste réalité, confronté à cette indéniable pauvreté. Le premier soir nous trouvons (comme à notre habitude thaïlandaise) refuge dans un temple que nous croisons à la tombée de la nuit. Il s’agit d’une école bouddhiste et nous avons droit à un lit se trouvant dans la salle de classe. Nous discutons toute la soirée avec le professeur de 31 ans qui se réjouit de pouvoir pratiquer son anglais.

Les gens que nous croisons sur notre passage sont toujours aussi souriants et chaleureux qu’en Thaïlande et nous assomment de « Hello », ce qui nous amuse les premiers jours et nous fatigue un peu par la suite (rires). Les klaxons deviennent quant à eux vraiment très vite insupportables : les conducteurs klaxonnent pour prévenir qu’ils passent mais ne ralentissent pas pour autant, ce qui n’est pas vraiment logique pour nous et rend la route parfois pénible et dangereuse.

paysageTout au long de notre parcours, nous traversons des paysages magnifiques, avec cette sensation récurrente d’être totalement perdu au milieu de nulle part. Nous savons que nous avons un emploi du temps un peu serré mais le 4ème jour nous décidons de tenter un passage par une piste dans la forêt, pour gagner du temps… Après 15 kilomètres très pénibles dans la boue, nous nous rendons compte qu’il nous faudrait quatre jours pour traverser, nous décidons donc d’abandonner l’idée et de faire machine arrière pour retourner sur une route à peu près praticable.

Paradoxalement au niveau de vie, le séjour au Cambodge nous coûte plus cher que celui en Thaïlande. La raison est simple, entre le visa, les visites touristiques et le logement en zone touristique, nous avons un peu de mal. D’autant plus que deux monnaies sont simultanément utilisées dans ce pays, le Riel (cambodgien) et le Dollar US, avec comme taux pratiqué : 1 USD = 4000 Riels.

angkorLa ville de Siem Riep abrite les très réputées ruines des temples d’Angkor, patrimoine national et international. Des ruines qui témoignent de la grandeur de l’empire Khmer, jadis. Nous décidons de prendre le temps de visiter ces temples de fond en comble afin d’en apprendre plus sur l’histoire de ce peuple. Des ruines sont éparpillées sur une très large zone et nous sommes ravis d’avoir nos vélos pour passer d’une ruine à une autre. Les paysages sont magnifiques mais nous sommes abasourdis par les vendeurs à la sauvette, omniprésents à l’entrée de chaque ruines. La plupart du temps ce sont des enfants qui nous harcèlent et nous suivent pour nous vendre une flûte en bois, un livre ou des cartes postales, répétant en anglais des phrases apprises par cœur et dont ils ne comprennent parfois même pas le sens. Cette atmosphère nous déçoit un peu et gâche l’authenticité d’un tel site.

Concernant la ville même de Siem Riep, c’est une ville enrichie par le tourisme, et la première « vraie » ville que nous croisons après Batam Bang. Cette ville contraste littéralement avec le reste du pays puisqu’elle est construite pour les touristes : des centaines d’hôtels de luxe jonchent les rues, des produits importés remplissent les étals des supermarchés, des ATM et des tuk tuk sont disponibles partout, nous apercevons même un KFC. Nous sommes choqués de voir à quel point cette zone touristique n’est pas représentative du Cambodge que nous avons traversé. Un Cambodge où les gens sont pauvres mais ne mendient pas. Un Cambodge où les grandes enseignes ne sont pas présentes et où l’artisanat est roi. Un Cambodge où se mêlent villages, écoles et temples. Siem Riep et son tourisme sont une bonne chose pour le pays, mais ne semblent pas permettre le développement des zones connexes.

Sur la route, nous croisons énormément d’enfants, souvent en uniforme et à vélo, ils quittent l’école ou la rejoignent. Niveau trafic, c’est beaucoup moins dense qu’en Thaïlande, mais celui-ci va probablement s’intensifier au cours des prochaines années au vue des nombreuses stations-services « en construction » en bord de route. Aujourd’hui, les locaux se déplacent principalement à scooter et s’approvisionnent en carburant auprès de petits vendeurs en bordure de route : ces derniers stockant l’essence le plus souvent dans des bouteilles de soda. Autre élément marquant, les commerçants en bord de route stockent les boissons et aliments dans des grandes glacières et se font livrer la glace par camion. Lors de nos passages dans les petits restaurants, nous avons pu observer que la plupart des clients jetaient leurs déchets sur le sol et que cela semblait normal.

routeNiveau infrastructures routières, paradoxalement c’est la route qui mène à la capitale qui nous est la plus pénible. La route est en rénovation ou en construction (difficile de faire la différence) mais nous mangeons de la poussière sur près de 100 kilomètres avant d’arriver enfin à Phnom Penh.

La découverte de la capitale est bouleversante. Nous nous demandons si nous sommes toujours au Cambodge. Le centre est incroyablement propre et organisé. Il y a des magasins, des hôtels, des entreprises et même un grand building. Nous ne nous attendions pas à cela. Dans la capitale, nous faisons la rencontre de Kristina, professeur de sport d’origine canadienne expatriée à Phnom Penh depuis quelques mois. Nous sommes hébergés chez elle et découvrons ce qu’est la vie d’expatrié dans cette capitale asiatique. Comme à Singapour et Bangkok, ce sont souvent des expatriés que nous rencontrons dans ce genre de capitale car les locaux ne fréquentent pas vraiment les bars et autres lieux de rencontres de culture européenne. Les expatriés que nous rencontrons sont toujours soit professeurs, soit bénévoles, soit travaillant pour des ONG. En tout cas, beaucoup de monde semble vouloir aider ce pays. Que ce soit sur le plan éducatif, énergétique ou environnemental, les ONG semblent agir sur tous les fronts. Il faut dire qu’il y a beaucoup à faire.

Toutes les photo ICI !

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2 réponses à “Le Cambodge

  1. Salut à vous deux, j’ai enfin pris le temps (CPO oblige)de voir un peu l’ensembles de vos périples. Super toutes ces photos. Bon courage @+

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