La Malaisie et Singapour

Nous arrivons à Kuala Lumpur en Malaisie par avion depuis Phnom Penh. Notre objectif étant de rejoindre Singapour. Nous n’avons que neuf jours pour découvrir ce pays et nous en passons déjà quatre dans sa capitale et un à Melaka, ville historique. Cela ne nous laisse que quatre jours pour rejoindre Singapour à vélo. Mais les conditions sont quasi parfaites, la route est bonne et la météo très favorable.

Voyager en avion avec un vélo

1463040_367291616749600_829560499_nOn nous pose souvent cette question, alors il est temps pour nous d‘y répondre aussi précisément que possible. Sachez que la grande majorité des compagnies aériennes accepte les équipements sportifs tels que les vélos ou les planches de surf par exemple, des lors que ceux-ci sont bien emballés et que l’on paye l’option « équipements sportif » (le prix dépend des compagnies et c’est même parfois gratuit). Dans tous les cas, il faut le prévoir à l’avance car l’enregistrement d’un équipement sportif au dernier moment coûte toujours plus cher (à vérifier auprès de la compagnie avec laquelle vous souhaitez voyager). Ceci étant, logistiquement et plus spécifiquement dans notre cas, la partie compliquée c’est de trouver le carton ainsi que le moyen de transport pour rejoindre ou quitter les aéroports avec les grosses boites en cartons contenant nos vélos démontés (1,35m de long, 70cm de haut et environ 23kg chacune). Pour trouver les cartons, le plus simple c’est de trouver un magasin de vélo qui s’en débarrasse (ou parfois les vend), cela prend du temps et c’est pourquoi nous arrivons toujours deux ou trois jours en avance dans une ville où l’on doit prendre un avion. Le démontage des vélos et la mise en carton prend environ une heure. Pour rejoindre l’aéroport ensuite, c’est soit dans un gros taxi, soit une âme charitable avec une grosse voiture, soit les transports en commun. Dans ce dernier cas de figure, c’est un véritable parcours du combattant. On transpire encore plus qu’à vélo mais ça fait les bras (n’oublions pas qu’en plus des cartons à porter, nous avons un gros sac sur le dos contenant toutes les sacoches à vélo en plus de nos affaires, et un sac à dos de randonnée que nous portons devant nous, nous portons donc presque 40kg chacun).

 

Kuala Lumpur

1464684_357883351023760_308245480_nL’arrivée à Kuala Lumpur (que les gens nomment plus communément KL ici) se passe sans aucun souci, si ce n’est un petit retard de l’avion. Dès notre arrivée nous avons rendez-vous avec Nizar qui nous héberge dans son appartement au nord de la ville. Nizar est un malaisien musulman de 32 ans, ingénieur en informatique et passionné de culture française depuis quelques années. Il passe beaucoup de son temps libre à en apprendre la langue et nous somme ravi de pouvoir l’y aider pendant les 4 jours que nous passons avec lui. Nous lui posons beaucoup de question sur la vie en Malaisie, pays à 60% musulman mais avec de fortes communautés et influences culturelles hindous et chinoises, d’où la présence d’un Chinatown et d’un Little India. Influences qui se ressentent beaucoup dans la cuisine à laquelle nous goutons pour notre plus grand bonheur. Niveau boissons, nous découvrons le Thé O Ais (un thé glacé sucré) et le Koppi Ais (un café au lait glacé). KL est une ville très riche, propre et organisée, et les tours jumelles (Petronas Towers) sont là pour en témoigner. KFC, McDonald’s, SevenEleven, ainsi que toutes les marques internationales sont présentes dans les dizaines de centres commerciaux qui peuplent la ville. La société de consommation est bel et bien présente à KL et la vision de cette ville tranche radicalement avec le Cambodge. C’est un retour radical à la civilisation.

 

Retour sur la route

Après ces quelques jours de partage franco-malais, nous reprenons la route en direction de Singapour. Nous n’avons comme d’habitude aucune idée du lieu où nous allons dormir le jour suivant et nous perdons déjà quelques heures à quitter Kuala Lumpur. Nous sommes confiants et persuadés que nous allons trouver, il suffit d’être motivé et d’envoyer des ondes positives (rires). Ceci dit, fini les temples bouddhistes tous les kilomètres, nous allons devoir trouver une autre technique pour nous loger efficacement. La nuit tombe et nous sommes attentifs à la moindre opportunité. Un portail est ouvert, avec de la lumière au bout, nous nous y engouffrons et entamons la discussion avec la première personne qu’on aperçoit. Il s’agit d’un temple musulman. Nous demandons pour dormir mais c’est impossible, en contrepartie on nous offre eau, café, tartine de confiture et riz avant de repartir en quête de logement. Quelques mètres plus loin, technique similaire mais il s’agit cette fois ci d’un temple chinois qui est gardé par un couple d’une cinquantaine d’année et de deux enfants. 1385932_360055074139921_1587398978_nNous nous expliquons au père de famille qui ne parle pas vraiment anglais. C’est donc avec des gestes que nous tentons la communication. Après quelques minutes, sentant que nous n’arriverons pas à nous faire comprendre nous nous apprêtons à partir lorsque contre toute attente le père accepte notre requête. Nous plantons donc notre tente devant le temple. Il nous indique la douche en extérieur et nous partons nous débarbouiller. A notre retour, il y a des bières, deux chocolats chauds et des fruits sur la table, pour notre plus grand bonheur. Nous passerons la soirée à discuter avec la famille et seront même invités au restaurant pour un énorme petit déjeuner le lendemain matin.

Melaka

Sur notre parcours se trouve la ville de Melaka, une ville certes touristique mais aux dimensions culturelles et historiques très riches. Fondée au 15e siècle, le centre historique est charmant et se dote aujourd’hui d’une quantité incalculable de petits commerçants et antiquaires. A la fin de la journée c’est le marché nocturne qui envahi les rues pour le plus grand plaisir des touristes et plus particulièrement des petits gourmands qui pourront apprécier toute sorte petits plats et boissons locales. Dans cette ville nous rencontrons Howard, un passionné de vélo qui possède une auberge de jeunesse où il nous invite.

Rencontre avec Jono Cane

Jono KaneAlors que nous nous rapprochons  tranquillement de la frontière singapourienne, nous somme rattrapés pour la première fois par un autre cyclotouriste qui arrive à notre niveau et nous surprend d’un « Hey guys ! What’s up ? ». Nous allons alors passer deux jours avec cet aventurier atypique.  Jono, 27 ans, d’origine australienne, voyage depuis 8 ans. Il a décidé il y a quatre ans de continuer son aventure à vélo et a déjà parcouru près de 23 000 km et nous surprend par son sens de la débrouille et son ingéniosité. Il nous délecte de ses anecdotes de voyage et nous donne quelques astuces comme « comment fabriquer un réchaud avec deux canettes ». Il a parcouru 50 pays et ne compte pas vraiment s’arrêter là. Son objectif actuel est de finir de parcourir à vélo l’équivalent de la circonférence de la Terre soit 44 000km avant d’avoir 30 ans. Un défi à sa hauteur car de ce que nous avons vu il en est largement capable. C’est un plaisir de parcourir les 150 km qui nous séparent de notre destination, avec lui.

 

Singapour

C’est avec plaisir que nous retrouvons Singapour car c’est la première fois depuis notre départ que nous retournons en terre conquise. Nous y retrouvons également notre hôte du premier jour, Alexis. Nous profitons de ce retour pour nous détendre un peu et commencer le montage des heures de vidéos que nous avons tournées depuis le début de l’aventure (cela prend d’ailleurs plus de temps que prévu).

Singapour est une ville jeune, très riche et toujours en expansion, une sorte de Monaco asiatique. Nous découvrons de nouvelles choses lors de ce deuxième passage comme l’ile de Santosa et sa plage artificielle. Une petite ile au sud de Singapour avec entre autre un complexe aquatique et le plus grand Aquarium du monde (que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter), des Studios Universal, un cinéma, des cascades artificielles, des plages et paillotes, des hôtels de luxe, un simulateur de chute libre, une vague artificielle pour surfer et plein d’autres trucs du genre qui nous feraient presque oublier que nous sommes toujours en Asie. Singapour est un paradis asiatique pour gens riches, et la vie coûte cher (il faut dire que nous avions perdu l’habitude de payer plus d’un euro nos repas.)

Pilar et Maria

Niveau rencontre, notre retour à Singapour est également marqué par des retrouvailles avec une amie espagnole vivant à Paris. C’est un réel bonheur de revoir des visages familiers et cela nous remotive pour la suite. Lors de notre dernier jour à Singapour nous faisons également la rencontre de  Natasha, une Singapourienne qui nous a contacté sur CouchSurfing. Elle nous fait découvrir sa vie, et nous fait manger toutes sortes de spécialités locales. Puis nous partons avec elle dans le quartier du Marina Bay Sands (un hôtel emblématique par son atypique design) pour prendre quelques derniers clichés de la ville.

16h00 C’est l’heure du départ, en route vers l’Indonésie, prochaine étape de notre aventure.

Retrouvez toute nos photos de la Malaisie et de Singapour sur notre page Facebook.

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3 réponses à “La Malaisie et Singapour

  1. coucou les garçons; j’ai enfin trouvé le temps de vous écrire…. passionnant votre carnet de bord!!!! le mien se limite à paris perpignan paris agen agen perpignan………………….LOL;
    passez de bons mompent et prenez soin de vous.

    Bises de tatie Anne Marie

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