La Nouvelle-Zélande : Une rencontre épique

couvUn soir, comme à notre habitude, nous nous approchons d’une ferme pour tenter notre chance. Cette fois-ci il s’agit d’un haras, l’endroit est gigantesque. On s’approche, on sonne, un homme se présente, cheveux blancs, chemise à carreaux et bottes de fermiers. Juste le temps de dire que nous cherchons un endroit pour planter la tente que l’homme, nommé Lee, dans un élan de joie, se précipite vers les clés de son van et nous demande de le suivre. Nous le suivons donc sur quelques centaines de mètres et nous arrivons dans le centre du haras, un charmant endroit qui ressemble à une Harasplace de village avec un superbe terrain gazonné en son centre. Parfait pour planter la tente. Il nous indique que nous pouvons utiliser salle de bain et toilettes. Le temps de suivre son van, nous remarquons avec curiosité sa plaque d’immatriculation, peu commune : « LOTR » surmontant le titre « The Lord of the Rings ». Je me dis dans un premier temps qu’il doit être très fan du film. Mais Bob pose des questions et Lee explique rapidement qu’il joue dans le film, il est l’une des doublures de Gandalf, celui qui conduit la charrette. Mais son rôle dans le film est bien plus important que ça, il est le manager de ce gigantesque haras et c’est ici qu’ont été entrainés les chevaux du film ! Nous discutons un peu puis Lee nous souhaite bonne nuit et s’en va. Il reviendra dix minutes plus tard pour nous apporter une bouteille de vin, du fromage et des fruits ! Soirée et nuit parfaites.

Ka mate, Ka mate…

EunbiUn jour comme les autres en Nouvelle-Zélande, ou presque. Journée ensoleillée, nous roulons, Eunbi a bien grandi et pédaler toute la journée ne lui pose plus vraiment de problème. Elle ne se plaint d’ailleurs jamais, même si nous lisons parfois de la difficulté sur son visage lorsque nous devons monter en haut d’une colline. Une présence féminine dans l’équipe est très agréable. Nous l’encadrons, la motivons, la poussons à se dépasser et en échange elle nous apporte sa fraicheur et adoucit l’atmosphère.

Bob nous a quitté la veille pour un petit détour vers Hobbitton, la ville des hobbits, que nous avons décidé de ne pas visiter pour des questions budgétaires (60 $ par personne). Il nous rattrapera sur la route.

Thomas : A 19h, nous nous engageons dans un petit village pour passer la nuit. Nous recherchons un endroit idéal lorsque j’entends une voix crier mon nom. Je ne comprends pas trop sur le moment, nous sommes au milieu d’un village, et ce n’est ni la voix de Romain, ni celle d’Eunbi. Je regarde aux alentours et aperçois alors une silhouette à une centaine de mètre, je ne reconnais pas tout de suite mais il s’agit de Bob, arrivé 30 minutes plus tôt (nous ne l’avons pas vu nous dépasser, sûrement au moment où nous faisions des courses). Il a déjà trouvé un logement et nous sommes chaleureusement invités à nous joindre à lui. Ces gens ont même des lits pour nous ! Nous faisons alors la connaissance du fils d’une trentaine d’année, de la petite-fille puis de toute la famille. Hori, plus communément appelé George, et Harumi, sa femme, ont tous deux environ soixante-dix ans. Ils nous proposent de rentrer les vélos puis de nous asseoir à l’intérieur pour discuter un peu. C’est alors que le frère de Hori arrive, ainsi que la voisine, ce qui commence à faire pas mal de monde. Ils montrent énormément d’engouement et semblent très heureux d’accueillir des étrangers. Ils nous expliquent qu’ils vont nous souhaiter la bienvenue comme le veut la culture Maori. Cela commence par un texte dans leur langue, puis d’une chanson, c’est ensuite à notre tour de les remercier pour leur hospitalité dans notre langue. Nous passons ensuite à l’embrassade Maori qui consiste à saluer tout le monde en serrant la main et en apposant front et nez sur ceux de celui que l’on salut en disant « Kia Ora »  (bonjour ou bienvenue). Harumi nous prépare un dîner et fait une prière qui se termine par Amen.  Ayant, MaoriRomain comme moi, une éducation religieuse proche du néant, ceci ne nous est pas habituel et c’est tant mieux. Hori  et son frère partagent avec nous quelques anecdotes de rugby, le sport national qui est très regardé par tous ceux que nous rencontrons. Il s’avère qu’Hori est un ancien All Black, il a été sélectionné dans l’équipe nationale dans les années 60. Nous discutons beaucoup puis nous allons nous coucher, le ventre bien rempli et heureux d’avoir rencontré des gens aussi chaleureux.

Nous nous réveillons le lendemain matin pour un grand petit déjeuner et une visite du village fondé par les ancêtres de Hori et Harumi. Nous visitons une maison musée, qui retrace l’histoire de leur famille. Ce village porte le nom d’Hatepe. Puis vient le moment où nous devons reprendre la route, et une fois encore, ils nous surprennent par leur chaleur. Nous ne connaissions pas ces gens une dizaine d’heures plus tôt et les voilà qui nous remercient pour nous être arrêtés et se mette à prier pour nous, pour que le reste de notre périple se passe bien. Les adieux sont très touchants, ils nous auraient bien gardé un peu plus. C’est le cœur lourd et les yeux humides que nous faisons nos adieux à la manière Maori…. Kia Ora. Nous ne les oublierons jamais.

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